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jeudi 4 septembre 2014

Géoclips du bout du monde

La zone Pacifique pose un double problème de représentation au cartographe : d'une part, elle est traversée par la ligne de changement de date, qui marque les confins de la représentation occidentale du monde, d'autre part elle se compose de territoires dispersés et de faible superficie. Voyons quelles solutions proposer pour surmonter ces difficultés.


Prenons par exemple l'archipel polynésien des Tuvalu. Si vous recherchez Tuvalu dans un globe virtuel, vous verrez surtout du bleu ! Il s'agit d'un archipel constitué de 9 atolls minuscules, perdus au centre de l'Océan Pacifique, à 5 000 km au nord est de l'Australie. L'île la plus longue mesure environ 12 km dans sa plus grande dimension. Tuvalu est néanmoins un état indépendant, d'un peu plus de 10 000 habitants.
Bien qu'on dispose de statistiques sur la population des différentes îles, il n'est par conséquent pas simple de produire une carte statistique sur des objets géographiques aussi éparpillés et aussi petits.




Cela devient plus clair avec ce bel assemblage exposant les principales îles.
Dans le fond de carte, les 9 atolls ont été déplacés dans 9 cartouches. Cela permet d'obtenir une vue géographique globale.

On procède de la même manière pour obtenir une vue globale de la France, figurant les départements d'outre-mer dans la même vue.










La Communauté du Pacifique (CPS) fut créée en Australie, en 1947, suite à la signature de la Convention de Canberra par les six « États membres » qui administraient alors des territoires dans la région du Pacifique :
l’Australie, la France, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique.

Le secrétariat de la CPS utilise Géoclip depuis de nombreuses années et valorise ainsi en ligne une cartographie originale, assise sur des données statistiques de plus en plus détaillées. PRISM est le Système d'information internet pour la région océanienne. Les géographes de la CPS sont habitués à composer avec les spécificités d'une zone à la fois très vaste, morcelée et peu dense.


Voici un autre exemple de représentation pour l'ensemble de la zone pacifique sud. Des "bulles" figurent l'emprise des différents états ou territoires, avec une visibilité suffisante pour produire des analyses par coloration.












Vanuatu est un autre archipel coralien, entre la Nouvelle Calédonie et les îles Fidji, ancienne colonie franco-britannique des Nouvelles Hébrides.
Un zoom sur Vanuatu montre ici une photographie aérienne en arrière-plan, les fonds préparés par la CPS étant soigneusement géoréférencés.













Outre ces problèmes liés aux petites surfaces et à l'éparpillement des îles, il a fallu résoudre également un problème inattendu et épineux, avec des territoires comme les îles Fidji, traversés par la ligne de changement de date.

Curieusement, très peu de logiciels cartographiques savent gérer proprement les superpositions de couches dans ce genre de cas de figure. A cheval sur la "bordure" du monde, dans la représentation européenne, les reprojections ont tendance à partir en vrille.

Géoclip gère en l’occurrence indifféremment une Mercator sphérique (privilégiée par les globes virtuels) translatée sur l'axe horizontal, ou une UTM.

2 commentaires:

  1. ça fleure bon les vacances ... virtuelles

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  2. Super article Eric. Pour plus d'info : www.spc.int/popgis2

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